
Le 9 janvier 1993, Jean-Claude Romand a tué sa femme, ses enfants, ses parents, puis tenté, mais en vain, de se tuer lui-même. L’enquête a révélé qu’il n’était pas médecin comme il le prétendait et, chose plus difficile encore à croire, qu’il n’était rien d’autre. Il mentait depuis dix-huit ans, et ce mensonge ne recouvrait rien. Près d’être découvert, il a préféré supprimer ceux dont il ne pouvait supporter le regard. Il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Je suis entré en relation avec lui, j’ai assisté à son procès. J’ai essayé de raconter précisément, jour après jour, cette vie de solitude, d’imposture et d’absence. D’imaginer ce qui tournait dans sa tête au long des heures vides, sans projet ni témoin, qu’il était supposé passer à son travail et passait en réalité sur des parkings d’autoroute ou dans les forêts du Jura. De comprendre, enfin, ce qui dans une expérience humaine aussi extrême m’a touché de si près et touche, je crois, chacun d’entre nous.
Derrière cette fiction judiciaire, cette histoire vraie est tirée d’un récit publié par Maître Mô, pseudonyme de l’avocat Jean-Yves Moyart, en 2011.
Par ailleurs, l’affaire Jean-Claude Romand a été adaptée au cinéma par Nicole Garcia , avec Daniel Auteuil dans le rôle principal.
Jean-Claude Romand, le faux médecin meurtrier est sorti de prison il y a six ans, le 28 juin 2019. Depuis la fin de sa peine il vit dans l’Indre.
« L’adversaire » est disponible à la bibliothèque.
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