
Grand prix du roman de l’Académie française 2015
L’Abistan, immense empire, tire son nom du prophète Abi, « délégué » de Yölah sur terre.
Son système est fondé sur l’amnésie et la soumission au dieu unique. Toute pensée personnelle est bannie, un système de surveillance omniprésent permet de connaître les idées et les actes déviants et contrôle qu’aucune pensée personnelle ne germe chez les habitants du pays,
Mais un homme, Ati, met en doute les certitudes imposées. Il se lance dans une enquête sur un peuple de renégats qui vit dans des ghettos, sans le recours de la religion.
Boualem Sansal s’est imposé comme une des voix majeures de la littérature contemporaine. Au fil d’un récit débridé, plein d’innocence goguenarde, d’inventions cocasses ou inquiétantes, il s’inscrit dans la filiation d’Orwell pour brocarder les dérives et l’hypocrisie du radicalisme religieux qui menace les démocraties.

Le premier roman de Boualem Sansal « Le serment des barbares », a reçu le prix du premier Roman et le prix Tropiques 1999. Son livre Poste restante, une lettre ouverte à ses compatriotes, est resté censuré dans son pays.
Arrêté à Alger le 16 novembre 2024, il est condamné à une peine de cinq ans de prison ferme et à une amende de 500 000 dinars pour « atteinte à l’unité nationale ». Il est gracié par le président Abdelmadjid Tebboune le 12 novembre 2025 à la demande de son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier. Il est de retour en France le 18 novembre 2025.

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