ELLES SE SONT BATTUES POUR LES DROITS DES FEMMES

JULIE VICTOIRE DAUBIE est la première femme française à avoir obtenu le 17 août 1861 son baccalauréat, jusqu’ ici réservé aux hommes… mais c’est grâce à l’intervention de l’Impératrice Eugénie que le ministre Gustave Rouland signe avec réticence le diplôme par crainte qu’il ne « ridiculise le ministère de l’Instruction Publique »…

Julie-Victoire obtient ensuite sa licence sans avoir eu le droit d’assister aux cours!!!

MADELEINE BRES

C’est encore grâce au soutien de l’Impératrice Eugénie qu’elle obtient, malgré les nombreux obstacles réservés aux femmes, le droit de s’inscrire à la faculté de médecine de Paris…

En 1875, elle sera la première femme française à devenir médecin.

ROSA BONHEUR, dont le musée d’Orsay célébrait le bicentenaire de sa naissance en 2022, est la première femme artiste à recevoir la Légion d’Honneur en 1865, des mains de l’impératrice Eugénie, car « le génie n’a pas de sexe » . En 1889 Sadi Carnot lui remettra la grand-croix de la Légion d’honneur..

BERTHE MORISOT (1841-1895)

Artiste peintre française membre fondateur et doyenne du mouvement d’avant-garde que fut l’Impressionnisme. Berthe Morisot présente plusieurs tableaux lors de la première exposition impressionniste organisée à Paris en avril 1874.

Sa participation en qualité de seule femme constitue un acte d’indépendance très critiqué. Inhumée au cimetière de Passy, à Paris, l’inscription sur sa tombe ne mentionne pas son activité artistique, mais simplement : « Berthe Morisot, épouse d’Eugène Manet ».

L’époque n’autorisait pas encore la reconnaissance d’une femme peintre!!

OLYMPE DE GOUGES

Cette petite provinciale qui était destinée à une vie sans éclat a plutôt choisi un chemin moins conventionnel pour son époque. C’est en 1793, lors de la Terreur, qu’Olympe de Gouges, alias Marie Gouze, fut guillotinée. Son crime, avoir osé défendre les droits des laissées-pour-compte et rédiger une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne.

ALICE MILLIAT

Alice Milliat (1884-1957), nageuse, hockeyeuse et rameuse, « l’ Apôtre du sport féminin » comme on l’appelait alors, doit faire face à la fois aux préjugés largement répandus dans l’opinion et à l’indifférence ou à l’opposition des institutions masculines à la pratique du sport par les femmes.

Le 18 janvier 1918 elle est élue présidente des sociétés féminines sportives de France.

EN CETTE JOURNEE INTERNATIONALE DU DROITS DES FEMMES, RENDONS HOMMAGE A CES FEMMES ABANDONNEES DE TOUS, QUE L’HISTOIRE A TOUT SIMPLEMENT OUBLIEES…

Dans La dernière bagnarde, Bernadette Pécassou-Camebrac met en scène la destinée cruelle de cette prisonnière du bagne de Saint-Laurent-du-Maroni qui se trouve, du jour au lendemain, embarquée sur un bateau à destination du bagne de Cayenne..

En mai 1888, Marie Bartête, vingt ans, embarque sur le Ville de Saint-Nazaire. Elle ne le sait pas encore, mais elle ne reverra plus jamais la France. Sans être une criminelle, elle est envoyée au bagne à 25 ans pour conduite et moralité détestables. Bien sûr, elle a été arrêtée plusieurs fois pour de petits délits, mais elle a connu la prison pour cela. Pourquoi maintenant l’expédie-t-on à l’autre bout du monde ? Reléguée. La France ne veut plus d’elle. Cette orpheline mariée à 15 ans, veuve à 20 ans, est l’une des reléguées de Guyane, où elle subit la condition des femmes-forçats encadrées par les bonnes sœurs du Couvent de Saint-Laurent du Maroni. ALBERT LONDRES lui rendit visite en 1923 et relata son entretien dans «AU BAGNE».

Sur le bateau, elle rencontre Louise, persuadée qu’on les emmène au paradis. Là-bas, on dit qu’il fait toujours beau et qu’elle se mariera. Mais l’illusion sera de courte durée. Le voyage de six semaines à fond de cale, les mauvais traitements et l’arrivée en terre inhospitalière achèvent de la convaincre que c’est bien l’enfer qui l’attend. Et que, malgré la bonne volonté de sœur Agnès et de Romain, jeune médecin de métropole, personne ne l’en sortira jamais.

Les droits des femmes, c’est toute l’année à la bibliothèque

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